01.02.2006
Où Ken Adams parle d'un métal précieux : l'acier

Mittal, une entreprise indienne, veut réaliser une OPA. Entendre Dominique de Villepin prendre la défense d'une entreprise installée au Luxembourg pour se dispenser de payer ses impôts en France, c'est à se plier de rire ou à pleurer de rage.
Enfin, ça le pourrait, si on évitait de penser à la même situation si l'initiateur de l'OPA "hostile" était blanc et qu'il ne venait pas d'un pays où ils ne sont pas comme nous. On se serait peut-être dispensé d'entendre Thierry Breton vouloir donner des "leçons de grammaire" à un dirigeant d'entreprise ? Le business n'est sans doute pas un milieu d'agneaux et d'enfants de choeur, et Monsieur Mittal, malgré ses dénégations
19:30 Publié dans Ken Adams a le droit de voter, Ken Adams n'aime pas travailler | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : France, sidérurgie, Mittal, Arcelor, économie, politique
07.01.2006
Où Ken Adams va chez le coiffeur

Comme il est gentil, notre Alain, il fait pas que nous montrer sa belle coiffure à la télé, il parle aussi à la radio pour tout bien nous expliquer, qui c'est les gentils, qui c'est les méchants, qui qu'a raison, qui qu'a tort. Et comme on est un peu cons, nous les gens de la France d'en bas, il nous a écrit un livre (18 Euros) pour nous éclairer sur ce qui se passera en 2007.
Plus fort que votre serviteur, qui lui se contente de prévisions de l'année. Mais, Alain lui est fort. C'est pas un con comme Ken, alors on peut le croire.
Résumé :
En 2005, une fois n'est pas coutume, Alain, a donné son avis sur un scrutin le référendum. C'était Oui, bien sûr ...
En 2002, Alain est pro-Jospin.
En 1995, Alain était sur de son coup : Balladur.
Alors si vous avez 18 Euros à perdre et à donner aux coiffeurs parisiens, investissez vous saurez qui va perdre selon ce qu'il en dit.
20:50 Publié dans Ken Adams a de la mémoire, Ken Adams a le droit de voter | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, France, Alain Duhamel, Duhamel
21.12.2005
Où Ken Adams a passé un mauvais lundi (et tous les jours d'après aussi)

Et hélas, ça ne s'est pas tout à fait passé comme ça. Ce qui m'avait ébranlé avait aussi atteint le lieu où je comptais suer sang et eau pour oublier. Un collègue, un peu con, mais finalement pas plus qu'un autre, revenait de congés. Ce voisin de bureau, de ceux qu'on subit toujours un peu parce qu'ils causent trop fort dans leurs téléphones, avait pris des vacances un peu particulières pour coller les affiches du gros porc borgne. Il triomphait donc à son retour et se devait de revenir pour prolonger de manière un peu inespérée ses vacances à lui.
Ca m'a coupé le moral. J'ai finalement opté pour la glande discrète devant l'écran en parcourant les maigres documentations "corporate" offertes par l'intranet. Et j'ai compris en parcourant l'organigramme tout le racisme de mon pays.
A mon niveau et au dessous, l'entreprise était à l'image de mon quartier : des hommes des femmes, des jeunes, des vieux, des Karim, des Catherine, des José, des Josiane.
A l'échelon supérieur, je n'ai vu presqu'aucun nom à consonnance étrangère. Juste un celui de l'africain que tout le monde connaissait : tant il était doué et efficace, remarquable mais bizarrement pas remarqué. On lui refilait toujours les sujets voués à l'échec, ceux qui servaient pas à grand chose, les cas désespérés, les merdiers dont personne n'arrivait à se dépétrer.
Au niveau du dessus : celui qui offre le droit d'être petit chef tyrannique si tel est le bon plaisir. La couleur a disparu et le sexe féminin aussi (ou presque).
Les cases des 4 niveaux supérieurs n'ont pas même besoin d'être examinées : elles ne contiennent que des Messieurs, que des Durand et des Du Pont (la particule augmente au fur et à mesure que l'on s'élève dans la hiérarchie).
Mon entreprise, comme beaucoup d'autres, était finalement bien à l'image de la France : égalitaire et bigarrée dans ses soutes, uniformément blanche et sexiste à mesure que l'on s'élève.
Enfin, ça, c'était avant ...
Maintenant, tout a changé : y compris le PDG de mon entreprise. Et puis l'Etat a créé une Haute Autorité à l'Intégration avec à sa tête l'ancien PDG d'une de ces grandes entreprises à l'image de la France.
21:40 Publié dans Ken Adams a le droit de voter, Ken Adams n'aime pas les gens, Ken Adams n'aime pas travailler | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : France, racisme, entreprise, Haute Autorité Intégration


