19.01.2006
Où Ken Adams organise vos soirées mondaines

Il y a des jours où Ken n'a même pas besoin de parler pour dire ce qu'il pense des choses qui se passent sur le web. Il lui suffit d'aller regarder chez Les influenceurs.
Politique 2.0 est alléchant n'est-ce pas ? Notre démocratie, non contente de nous proposer chaque jour une campagne présidentielle permanente, n'a qu'une envie : investir les territoires numériques. Et certains, zélés partisans de la liberté ou assoiffés de pouvoir, y croient sans doute.
Permettez à ce pauvre con de Ken d'être plus que sceptique, malgré ses moyens limités, il a encore cette vieille idée de la politique naïve et pense qu'on fait de la politique avec des idées et pas uniquement du marketing.
D'ailleurs, à ce propos, et sans avoir besoin de faire appel à un expert, vous avez remarqué le boulot du graphiste sur la vignette : le plus petit de tous a l'air le plus grand, il est placé le plus à droite, ce qui pour quiconque ayant déjà tracé une ligne chronologique signifiera l'avenir ...
Mais, ça n'a sans doute rien à voir ...
Politique 2.0 est alléchant n'est-ce pas ? Notre démocratie, non contente de nous proposer chaque jour une campagne présidentielle permanente, n'a qu'une envie : investir les territoires numériques. Et certains, zélés partisans de la liberté ou assoiffés de pouvoir, y croient sans doute.
Permettez à ce pauvre con de Ken d'être plus que sceptique, malgré ses moyens limités, il a encore cette vieille idée de la politique naïve et pense qu'on fait de la politique avec des idées et pas uniquement du marketing.
D'ailleurs, à ce propos, et sans avoir besoin de faire appel à un expert, vous avez remarqué le boulot du graphiste sur la vignette : le plus petit de tous a l'air le plus grand, il est placé le plus à droite, ce qui pour quiconque ayant déjà tracé une ligne chronologique signifiera l'avenir ...
Mais, ça n'a sans doute rien à voir ...
18.01.2006
Où Ken Adams fait passer un message crypté.
Ami chat, frère blogueur, tu fais pour le moment le dos rond.
Si, demain, il te prend envie de hérisser les poils, dis un mot, un seul et tu ne le seras plus.
Une bannière, un google-bombing, une inondation de boîtes E-Mails, n'importe quel type de lobbying, tout ce que tu pourras juger utile.
En attendant, fais du mieux que tu peux, encaisse les coups des mesquins.
Sache juste qu'on est là, derrière, tout près et tous prêts.
Derrière chaque écran, se cache un chat prêt à sortir ses griffes, si tu le souhaites.
Si, demain, il te prend envie de hérisser les poils, dis un mot, un seul et tu ne le seras plus.
Une bannière, un google-bombing, une inondation de boîtes E-Mails, n'importe quel type de lobbying, tout ce que tu pourras juger utile.
En attendant, fais du mieux que tu peux, encaisse les coups des mesquins.
Sache juste qu'on est là, derrière, tout près et tous prêts.
Derrière chaque écran, se cache un chat prêt à sortir ses griffes, si tu le souhaites.
22.12.2005
Où Ken Adams ne se casse pas
Il ne faire que retransmettre ce que d'autres ont envoyé via Samizdat.
En dehors de la légitimité ou non du propos exprimé par Act-Up, la méthode utilisée est plus que contestable.
Le photographe de Sarkozy bâillonne la liberté d'expression sur l'Internet
Le 19 décembre 2005, le 9ème collectif des sans-papiers et Act Up-Paris lançaient l'affiche « Votez Le Pen », avec un portrait de Nicolas Sarkozy pour dénoncer la guerre menée aux étrangèrEs et la dérive du ministre de l'Intérieur vers un discours et une politique d'extrême droite toujours plus affirmée. Une affiche largement collée dans les rues de Paris et disponible en téléchargement sur le site Web d'Act Up-Paris.
Le 21 décembre 2005, les représentants légaux du photographe, utilisant des menaces de poursuites judiciaires pour « contrefaçon » d'une photographie de Sarkozy, ont contraint Act Up-Paris de retirer le visuel de cette affiche de son site Web.
Ainsi, pour la première fois depuis longtemps en France, un particulier vient de demander et d'obtenir sous la menace et au nom de ses intérêts privés, le retrait d'une expression politique diffusée sur l'Internet, sans qu'une décision de justice vienne à l'appui de cet état de fait.
Le fait d'une utilisation « non autorisée » (la fameuse « contrefaçon ») d'une photographie officielle d'un homme public ne nous semble justifier en rien, et en tout état de cause, nous apparaît comme un acte de censure pur et simple. Les intérêts commerciaux d'un photographe de régime ne nous semblent pas non plus être une raison suffisante pour interdire le libre exercice du droit de critique de la politique gouvernementale, qui devrait être celui de tout citoyen.
Qui plus est, nous sommes tout de même en droit de nous demander quel rôle réel a joué l'UMP dans cette plainte pour le moins opportune pour violation du « droit d'auteur » qui permet de bâillonner l'une des voix qui dénoncent le recyclage des idées d'extrême-droite dans la politique du ministre de l'Intérieur, en particulier, et de la droite en général (comme l'a souligné l'édition de la semaine dernière du Canard enchaîné).
C'est en tout cas ce que pourrait laisser entendre l'arrestation aujourd'hui même de plusieurs membres du 9e collectif en rapport avec cette campagne.
Considérant qu'il s'agit là d'une remise en cause de la liberté d'expression sur l'Internet, qui s'inscrit dans un contexte global de répression des mouvements sociaux et d'atteinte aux libertés publiques.
Considérant que c'est aussi une grave remise en cause du principe fondamental du droit à la critique, à la satire ou à la caricature de ceux et celles qui font profession de l'excercice du pouvoir.
Considérant qu'il est important dans de telles circonstances d'exprimer notre solidarité avec le 9ème collectif des sans-papiers et Act Up-Paris.
Nous appelons chacun et chacune à télécharger les fichiers numériques de cette affiche, à les diffuser, à les partager, à les reproduire sur leurs propres sites web ou blogs, afin que, dans le cadre répressif de l'Etat d'exception sous lequel nous vivons, la liberté d'expression garde encore un peu de sens.
En dehors de la légitimité ou non du propos exprimé par Act-Up, la méthode utilisée est plus que contestable.
Le photographe de Sarkozy bâillonne la liberté d'expression sur l'Internet
Le 19 décembre 2005, le 9ème collectif des sans-papiers et Act Up-Paris lançaient l'affiche « Votez Le Pen », avec un portrait de Nicolas Sarkozy pour dénoncer la guerre menée aux étrangèrEs et la dérive du ministre de l'Intérieur vers un discours et une politique d'extrême droite toujours plus affirmée. Une affiche largement collée dans les rues de Paris et disponible en téléchargement sur le site Web d'Act Up-Paris.
Le 21 décembre 2005, les représentants légaux du photographe, utilisant des menaces de poursuites judiciaires pour « contrefaçon » d'une photographie de Sarkozy, ont contraint Act Up-Paris de retirer le visuel de cette affiche de son site Web.
Ainsi, pour la première fois depuis longtemps en France, un particulier vient de demander et d'obtenir sous la menace et au nom de ses intérêts privés, le retrait d'une expression politique diffusée sur l'Internet, sans qu'une décision de justice vienne à l'appui de cet état de fait.
Le fait d'une utilisation « non autorisée » (la fameuse « contrefaçon ») d'une photographie officielle d'un homme public ne nous semble justifier en rien, et en tout état de cause, nous apparaît comme un acte de censure pur et simple. Les intérêts commerciaux d'un photographe de régime ne nous semblent pas non plus être une raison suffisante pour interdire le libre exercice du droit de critique de la politique gouvernementale, qui devrait être celui de tout citoyen.
Qui plus est, nous sommes tout de même en droit de nous demander quel rôle réel a joué l'UMP dans cette plainte pour le moins opportune pour violation du « droit d'auteur » qui permet de bâillonner l'une des voix qui dénoncent le recyclage des idées d'extrême-droite dans la politique du ministre de l'Intérieur, en particulier, et de la droite en général (comme l'a souligné l'édition de la semaine dernière du Canard enchaîné).
C'est en tout cas ce que pourrait laisser entendre l'arrestation aujourd'hui même de plusieurs membres du 9e collectif en rapport avec cette campagne.
Considérant qu'il s'agit là d'une remise en cause de la liberté d'expression sur l'Internet, qui s'inscrit dans un contexte global de répression des mouvements sociaux et d'atteinte aux libertés publiques.
Considérant que c'est aussi une grave remise en cause du principe fondamental du droit à la critique, à la satire ou à la caricature de ceux et celles qui font profession de l'excercice du pouvoir.
Considérant qu'il est important dans de telles circonstances d'exprimer notre solidarité avec le 9ème collectif des sans-papiers et Act Up-Paris.
Nous appelons chacun et chacune à télécharger les fichiers numériques de cette affiche, à les diffuser, à les partager, à les reproduire sur leurs propres sites web ou blogs, afin que, dans le cadre répressif de l'Etat d'exception sous lequel nous vivons, la liberté d'expression garde encore un peu de sens.
20.12.2005
Où Ken Adams s'indigne contre un monopole
La blogosphère est comme toute communauté d'utilisateurs informatiques : pleine d'opinions que la dynamique de groupe transforme rapidement en préjugés faciles et en boucs émissaires sur lequel chacun prend un malin plaisir à cracher sans retenue ni discernement. A ceci près, qu'il y aura toujours un petit malin, ou au moins un qui se croit plus malin que les autres, qui dira le contraire de tout le monde juste pour faire parler de lui et engager des débats sans fins ni buts.
Au fil du temps, on a eu une guéguerre Mac-PC : les gentils utilisateurs d'un environnement graphique élaboré contre les binoclards adeptes de la ligne de commande DOS. Puis Windows est arrivé et tout le monde s'est trouvé un ennemi commun : Bill Gates. Windows est devenu entre intiés Windaube. Les vilains binoclards adeptes du DOS, il y a si peu de temps, sont devenus de glamoureux utilisateurs de logiciels libres regroupés derrière l'animal le plus sexy du monde : le pingouin. Cette querelle est loin d'être finie et on en trouve encore quelques vestiges ici ou là : entre blogueurs pro "logiciels libres" et typepadiens dont le chef de file est assez visible, où dans quelques empoignades entre partisans de Firefox ou d'Internet Explorer. Les monopoles semblent toujours déplaire aux informaticiens.
Plus amusante est par contre la position de toutes ces personnes vis à vis d'un service comme Google. Les "méchants capitalistes assoiffés de cash-flow" et les "gentils libertaires tendance commerce équitable" semblent former un consensus envers cette multinationale en monopole qui habille la plupart via de la publicité sur leurs productions.
Quelque petits malins "gentils" se sont bien amusés à lancer un Google Bombing, histoire d'emmerder Nicolas Sarkozy et de le transformer en Iznogoud, puis se sont indignés que ce même personnage puisse faire lui-aussi de la retape sur internet.
Mais aucun ne s'est finalement réellement intéressé au fait que Google, via ses Adsense, ait déjà entamé une grande opération de confiscation du vocabulaire.
Dès que Ken Adams sera multimillionnaire, il lancera une grande campagne Google Adword pour que les mots "sexe énorme" et "bon coup" soient systématiquement associés à ce site, histoire de se faire harceler jusqu'en bas de chez lui.
Les artistes contemporains, eux, l'ont compris.
Au fil du temps, on a eu une guéguerre Mac-PC : les gentils utilisateurs d'un environnement graphique élaboré contre les binoclards adeptes de la ligne de commande DOS. Puis Windows est arrivé et tout le monde s'est trouvé un ennemi commun : Bill Gates. Windows est devenu entre intiés Windaube. Les vilains binoclards adeptes du DOS, il y a si peu de temps, sont devenus de glamoureux utilisateurs de logiciels libres regroupés derrière l'animal le plus sexy du monde : le pingouin. Cette querelle est loin d'être finie et on en trouve encore quelques vestiges ici ou là : entre blogueurs pro "logiciels libres" et typepadiens dont le chef de file est assez visible, où dans quelques empoignades entre partisans de Firefox ou d'Internet Explorer. Les monopoles semblent toujours déplaire aux informaticiens.
Plus amusante est par contre la position de toutes ces personnes vis à vis d'un service comme Google. Les "méchants capitalistes assoiffés de cash-flow" et les "gentils libertaires tendance commerce équitable" semblent former un consensus envers cette multinationale en monopole qui habille la plupart via de la publicité sur leurs productions.
Quelque petits malins "gentils" se sont bien amusés à lancer un Google Bombing, histoire d'emmerder Nicolas Sarkozy et de le transformer en Iznogoud, puis se sont indignés que ce même personnage puisse faire lui-aussi de la retape sur internet.
Mais aucun ne s'est finalement réellement intéressé au fait que Google, via ses Adsense, ait déjà entamé une grande opération de confiscation du vocabulaire.
Dès que Ken Adams sera multimillionnaire, il lancera une grande campagne Google Adword pour que les mots "sexe énorme" et "bon coup" soient systématiquement associés à ce site, histoire de se faire harceler jusqu'en bas de chez lui.
Les artistes contemporains, eux, l'ont compris.
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