20.12.2005
Où Ken Adams s'indigne contre un monopole
La blogosphère est comme toute communauté d'utilisateurs informatiques : pleine d'opinions que la dynamique de groupe transforme rapidement en préjugés faciles et en boucs émissaires sur lequel chacun prend un malin plaisir à cracher sans retenue ni discernement. A ceci près, qu'il y aura toujours un petit malin, ou au moins un qui se croit plus malin que les autres, qui dira le contraire de tout le monde juste pour faire parler de lui et engager des débats sans fins ni buts.
Au fil du temps, on a eu une guéguerre Mac-PC : les gentils utilisateurs d'un environnement graphique élaboré contre les binoclards adeptes de la ligne de commande DOS. Puis Windows est arrivé et tout le monde s'est trouvé un ennemi commun : Bill Gates. Windows est devenu entre intiés Windaube. Les vilains binoclards adeptes du DOS, il y a si peu de temps, sont devenus de glamoureux utilisateurs de logiciels libres regroupés derrière l'animal le plus sexy du monde : le pingouin. Cette querelle est loin d'être finie et on en trouve encore quelques vestiges ici ou là : entre blogueurs pro "logiciels libres" et typepadiens dont le chef de file est assez visible, où dans quelques empoignades entre partisans de Firefox ou d'Internet Explorer. Les monopoles semblent toujours déplaire aux informaticiens.
Plus amusante est par contre la position de toutes ces personnes vis à vis d'un service comme Google. Les "méchants capitalistes assoiffés de cash-flow" et les "gentils libertaires tendance commerce équitable" semblent former un consensus envers cette multinationale en monopole qui habille la plupart via de la publicité sur leurs productions.
Quelque petits malins "gentils" se sont bien amusés à lancer un Google Bombing, histoire d'emmerder Nicolas Sarkozy et de le transformer en Iznogoud, puis se sont indignés que ce même personnage puisse faire lui-aussi de la retape sur internet.
Mais aucun ne s'est finalement réellement intéressé au fait que Google, via ses Adsense, ait déjà entamé une grande opération de confiscation du vocabulaire.
Dès que Ken Adams sera multimillionnaire, il lancera une grande campagne Google Adword pour que les mots "sexe énorme" et "bon coup" soient systématiquement associés à ce site, histoire de se faire harceler jusqu'en bas de chez lui.
Les artistes contemporains, eux, l'ont compris.
Au fil du temps, on a eu une guéguerre Mac-PC : les gentils utilisateurs d'un environnement graphique élaboré contre les binoclards adeptes de la ligne de commande DOS. Puis Windows est arrivé et tout le monde s'est trouvé un ennemi commun : Bill Gates. Windows est devenu entre intiés Windaube. Les vilains binoclards adeptes du DOS, il y a si peu de temps, sont devenus de glamoureux utilisateurs de logiciels libres regroupés derrière l'animal le plus sexy du monde : le pingouin. Cette querelle est loin d'être finie et on en trouve encore quelques vestiges ici ou là : entre blogueurs pro "logiciels libres" et typepadiens dont le chef de file est assez visible, où dans quelques empoignades entre partisans de Firefox ou d'Internet Explorer. Les monopoles semblent toujours déplaire aux informaticiens.
Plus amusante est par contre la position de toutes ces personnes vis à vis d'un service comme Google. Les "méchants capitalistes assoiffés de cash-flow" et les "gentils libertaires tendance commerce équitable" semblent former un consensus envers cette multinationale en monopole qui habille la plupart via de la publicité sur leurs productions.
Quelque petits malins "gentils" se sont bien amusés à lancer un Google Bombing, histoire d'emmerder Nicolas Sarkozy et de le transformer en Iznogoud, puis se sont indignés que ce même personnage puisse faire lui-aussi de la retape sur internet.
Mais aucun ne s'est finalement réellement intéressé au fait que Google, via ses Adsense, ait déjà entamé une grande opération de confiscation du vocabulaire.
Dès que Ken Adams sera multimillionnaire, il lancera une grande campagne Google Adword pour que les mots "sexe énorme" et "bon coup" soient systématiquement associés à ce site, histoire de se faire harceler jusqu'en bas de chez lui.
Les artistes contemporains, eux, l'ont compris.
22:40 Publié dans Ken Adams dans la blogosphère, Ken Adams sur le web | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note



Commentaires
En passant et rapidement car je tombe sur ce billet en découvrant ton blog : Embruns n'utilise pas DotClear mais MovableType, le google bombing n'a pas précédé la retape de Sarko mais en est au contraire la mesure de rétorsion.
Chuis d'ac pour Google.
Je retourne à ma visite... oups non pas le temps faut partir au boulot. Bon je reviendrai. J'aime bien les gens qui n'aiment pas les gens :)
Ecrit par : Kozlika | 29.12.2005
Merci de votre commentaire, Kozlika.
J'ai modifié l'intitulé du lien sur le blog d'Embruns pour corriger cette erreur de ma part.
J'ai aussi explicité par un lien le terme "la retape sur Internet" afin d'éviter une confusion entre son spamming indélicat et l'utilisation de noms communs d'actualité et de noms propres de "concurrents" via Adsense.
Ecrit par : Ken Adams | 29.12.2005
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